Simulateur revenu indépendant : calculez votre net 2026

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Vous voulez savoir combien vous allez vraiment gagner en devenant indépendant ? Le simulateur revenu indépendant ci-dessous calcule votre net en poche en temps réel selon votre chiffre d’affaires et votre statut juridique. Entre un auto-entrepreneur et un président de SASU au même CA, l’écart peut dépasser 25 points sur le revenu net : autant le mesurer avant de choisir votre structure.

Avant de simuler, voici ce qui change réellement selon le statut, et comment optimiser votre rémunération une fois la structure créée.

Revenu brut, revenu net : ce que vous gardez vraiment

Votre chiffre d’affaires n’est pas votre revenu. Ce que vous percevez réellement, c’est votre CA moins les cotisations sociales, moins l’impôt sur le revenu, et éventuellement la fiscalité sur les dividendes. En auto-entrepreneur BNC, les cotisations URSSAF s’appliquent directement sur le CA brut, et le taux dépend de votre caisse d’affiliation retraite : 23,2% si vous relevez de la CIPAV, régime réservé depuis la réforme 2018-2023 à une liste restreinte d’une vingtaine de professions libérales réglementées (architectes, psychologues, ostéopathes, moniteurs de ski, guides de haute montagne notamment), ou 25,6% si vous êtes affilié au régime général SSI, qui couvre désormais la grande majorité des BNC non réglementés : consultants, formateurs, coachs, développeurs, agents commerciaux. L’IR vient ensuite, calculé sur 66% de ce même CA après l’abattement forfaitaire de 34%.

En société, la mécanique est différente : vous vous versez une rémunération de gérant ou un salaire de président, et les cotisations s’appliquent sur cette base. La protection sociale est plus étendue mais les prélèvements sont aussi plus lourds en proportion. Le simulateur revenu dirigeant ci-dessous intègre ces différences pour chaque régime.

Un point souvent négligé : le régime auto-entrepreneur plafonne à 83 600 € de CA annuel pour les activités BNC, seuil revalorisé au 1er janvier 2026. Au-delà, le passage en société devient obligatoire, et le calcul du revenu net change radicalement. Si vous démarrez tout juste votre activité, mieux vaut d’abord vérifier le coût réel et les étapes INPI pour lancer votre micro-entreprise avant de comparer les statuts : éviter de restructurer en urgence 18 mois plus tard commence dès l’immatriculation.

Simulateur revenu indépendant : votre net estimé en temps réel

Saisissez votre CA annuel estimé et sélectionnez votre statut. Le résultat s’actualise pendant la saisie, sans clic.

Ces estimations partent de l’hypothèse d’un CA intégralement converti en rémunération, sans charge d’exploitation autre que les cotisations obligatoires. En activité de conseil, formation ou développement logiciel, c’est souvent réaliste. Le choix du statut juridique reste la variable qui pèse le plus sur ce résultat, bien avant les démarches administratives d’immatriculation elles-mêmes.

Charges par statut : les taux à retenir en 2026

Le tableau ci-dessous synthétise les prélèvements globaux pour un CA de 50 000 € annuel, en hypothèse revenus uniquement.

Statut Cotisations sociales Fiscalité Net estimé / 50 000 € CA
Auto-entrepreneur BNC (CIPAV, profession réglementée) 23,2% du CA IR sur 66% du CA ~34 900 €
Auto-entrepreneur BNC (SSI, régime général) 25,6% du CA IR sur 66% du CA ~33 700 €
EURL à l’IR (TNS) ~40% de la rémunération IR barème sur revenu net ~25 500 €
SASU à l’IS ~70% du brut (patronal+salarial) IR + flat tax 30% dividendes ~22 500 €

L’auto-entrepreneur conserve le meilleur ratio net/CA pour les revenus inférieurs à 50 000 €, que ce soit sous régime CIPAV (23,2%, réservé aux professions réglementées) ou SSI (25,6%, régime général qui concerne la majorité des consultants et professions du conseil). L’écart entre les deux régimes représente environ 1 200 € de cotisations supplémentaires par an sur cette base, soit 100 € par mois. La SASU semble la moins avantageuse sur ce tableau, mais ce calcul ne tient pas compte de sa capacité à capitaliser en société : un président qui laisse du bénéfice en SASU ne le soumet qu’à l’IS à 15%, et non aux cotisations sociales élevées. La fiscalité est décalée, pas supprimée. Pour objectiver ce choix dès le départ, simuler précisément vos charges sociales trimestrielles évite les mauvaises surprises en fin d’année fiscale.

Structurer sa rémunération pour optimiser son revenu net

Une fois votre statut choisi, trois leviers influencent directement votre revenu net réel :

  • Niveau de rémunération dirigeant : en IS, un salaire modéré réduit les charges sociales immédiates. L’excédent reste en société à 15% d’IS plutôt que taxé à 45-55% de prélèvements cumulés.
  • Mix salaire et dividendes : les dividendes en SASU sont soumis à la flat tax à 30%, contre 45 à 55% de charges globales sur un salaire équivalent. L’intérêt devient significatif à partir de 70 000 à 80 000 € de CA net.
  • Enveloppes de capitalisation : PER individuel, contrat Madelin (TNS), ou, pour les dirigeants à revenus élevés, un contrat de capitalisation qui permet de faire fructifier le patrimoine professionnel hors prélèvements sociaux immédiats.

Ces arbitrages méritent une simulation personnalisée avec un expert-comptable, notamment pour les TNS dont les cotisations incluent les trimestres de retraite. Si le statut lui-même reste incertain, comparer tous les statuts juridiques en quelques secondes avant de trancher évite d’optimiser une structure qui ne correspond pas à votre activité. Le simulateur ci-dessus sert de référence rapide pour comparer les ordres de grandeur avant tout choix de structure.

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