La création d’une micro entreprise est gratuite depuis 2023 via le guichet unique de l’INPI. Mais le coût réel de lancement dépasse souvent l’immatriculation elle-même : domiciliation, RC Pro, matériel. Et si l’ACRE peut diviser par deux tes cotisations sociales la première année, encore faut-il la demander au bon moment. Utilise l’estimateur ci-dessous pour chiffrer ton budget de départ, puis suis les étapes pour recevoir ton numéro SIRET en moins de 48h.
Sommaire :
5 étapes pour créer sa micro entreprise sur le guichet unique INPI
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les créations de micro entreprise passent obligatoirement par le guichet unique de l’INPI, accessible sur formalites.entreprises.gouv.fr. Ce portail géré par l’INPI remplace définitivement l’ancien guichet-entreprises.fr, aujourd’hui fermé et redirigé. La procédure est entièrement dématérialisée et prend entre 24h et 72h selon le type d’activité.
- Crée ton compte sur formalites.entreprises.gouv.fr : renseigne ton état civil, ton adresse et le type d’activité envisagée (commerciale, artisanale ou libérale).
- Choisis ta forme juridique : sélectionne “entreprise individuelle” avec le régime micro, sans capital minimum ni statuts à rédiger.
- Déclare ton activité : un code APE est attribué automatiquement selon le libellé saisi. Ce code conditionne tes cotisations sociales et ton accès à certaines assurances professionnelles.
- Joins le formulaire ACRE si tu y as droit : la demande d’exonération ACRE s’effectue directement lors du dépôt du dossier sur le guichet unique INPI. Cette étape est facultative mais cruciale : elle ne peut plus être faite après 45 jours.
- Signe électroniquement : une fois le formulaire validé, la signature numérique finalise le dossier. Aucun courrier postal ni déplacement en chambre consulaire n’est requis.
- Reçois ton numéro SIRET : 24h pour les activités libérales, jusqu’à 72h pour l’artisanat et le commerce. Le SIRET et le KBIS numérique arrivent par email.
Si tu hésites entre le guichet unique et une plateforme privée, le service de création d’entreprise en ligne à retenir dépend de ton niveau d’autonomie et des services annexes souhaités : comptabilité intégrée, domiciliation, ou accompagnement juridique post-immatriculation.
ACRE : 50 % d’exonération sur tes cotisations la première année
L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) est le dispositif public le plus impactant pour un nouveau micro-entrepreneur, et pourtant l’un des plus souvent ignorés. Concrètement, l’ACRE accorde une exonération de 50 % des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité, à la quasi-totalité des créateurs de micro entreprise.
Profils éligibles principaux :
- Demandeur d’emploi indemnisé ou inscrit à France Travail depuis au moins 6 mois sur les 18 derniers mois
- Bénéficiaire du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS)
- Jeune de 18 à 25 ans (ou jusqu’à 29 ans si non indemnisable)
- Personne en situation de handicap (RQTH)
- Salarié ou licencié d’une entreprise en sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire
- Créateur établi dans une zone prioritaire (QPV ou ZRR)
Impact concret : avec un CA de 30 000 € en prestations de services, les cotisations normales représentent environ 6 360 € (taux de 21,2 %). Avec l’ACRE, la première année ne coûte que 3 180 €, soit plus de 3 000 € d’économie. La demande se fait sur formalites.entreprises.gouv.fr au moment de la création, en joignant le formulaire prévu à cet effet. Passé 45 jours après l’immatriculation, la demande est irrecevable.
Quel est le coût réel de ta micro entreprise en 2026 ?
La création micro entreprise gratuit concerne uniquement l’immatriculation INPI. En pratique, trois postes s’ajoutent selon ton profil : domiciliation, RC Pro et matériel de démarrage. Estime ton budget réel ici :
Pour une activité artisanale, prévoir aussi la formation SPI (Stage de Préparation à l’Installation), obligatoire dans les 6 mois suivant l’immatriculation et facturée environ 300 € par les Chambres des Métiers et de l’Artisanat.
Régime fiscal, seuils et cotisations en 2026
La micro entreprise fonctionne sous le régime micro-fiscal avec franchise de TVA tant que le chiffre d’affaires reste sous les seuils légaux :
- Vente de marchandises et hébergement : 188 700 € de CA annuel
- Prestations de services et activités libérales : 77 700 € de CA annuel
Les cotisations sociales sont calculées uniquement sur le CA encaissé : 12,3 % pour le commerce, 21,2 % pour les services BIC et 23,1 % pour les professions libérales rattachées à la CIPAV. En dessous des seuils TVA, aucune déclaration ni collecte n’est requise, ce qui réduit la charge administrative au strict minimum. Ces taux s’appliquent à plein à partir du 13e mois : pendant les 12 premiers mois, l’ACRE les divise par deux pour les micro-entrepreneurs éligibles.
Pour les artisans intervenant en installation ou en bâtiment, l’assurance décennale s’ajoute aux obligations légales de base. Son coût varie de 600 à 2 000 € selon le volume d’activité, et une garantie décennale pour les métiers de l’installation couvre les malfaçons graves sur 10 ans à compter de la réception des travaux.
3 erreurs qui bloquent l’immatriculation
Libellé d’activité trop vague. “Consultant” ou “services divers” génère des demandes de précision de la part des services instructeurs. Utilise un libellé métier précis : “conseil en stratégie commerciale pour TPE”, “réparation d’équipements informatiques à domicile”.
Domiciliation non justifiée. Domicilier à son adresse personnelle est gratuit, mais une attestation de domicile de moins de 3 mois reste exigée. Pour une box ou un local commercial, un bail ou un contrat de domiciliation certifié doit être joint dès le dépôt du formulaire sur formalites.entreprises.gouv.fr.
Activité réglementée non déclarée. Certains métiers (électricité, gaz, expertise comptable, professions médicales) nécessitent un diplôme ou une certification préalable à l’immatriculation. Une omission peut entraîner une radiation d’office, parfois sans notification immédiate.
Questions fréquentes
La création micro entreprise sur l’INPI est-elle vraiment gratuite ?
Oui, l’immatriculation via le guichet unique INPI sur formalites.entreprises.gouv.fr est gratuite. Les seuls frais obligatoires concernent les activités artisanales (formation SPI, environ 300 €) et les assurances selon l’activité exercée.
Qu’est-ce que l’ACRE et comment en bénéficier ?
L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’une Entreprise) exonère de 50 % des cotisations sociales pendant les 12 premiers mois. Elle est accessible à la majorité des créateurs : demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, jeunes de moins de 26 ans, personnes en situation de handicap, notamment. La demande se fait au moment de la création sur formalites.entreprises.gouv.fr en joignant le formulaire dédié. Elle est irrecevable après 45 jours suivant l’immatriculation.
Quel est le délai pour recevoir son SIRET après la déclaration INPI ?
24h pour les activités libérales, 48 à 72h pour l’artisanat et le commerce. Certains dossiers artisanaux transmis aux Chambres des Métiers peuvent atteindre 5 jours ouvrés.
Peut-on cumuler micro entreprise et emploi salarié ?
Oui, sauf clause d’exclusivité dans le contrat de travail. Vérifie cette clause avant l’immatriculation, notamment si ton employeur exerce dans le même secteur que ton activité déclarée.



